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Non aux algorihmes générateurs d'images

On n’arrêtera pas les algorithmes, et donc pas les IA artistiques. Donc, notre métier va encore changer. Et pas pour le bien ; déjà que ça ne va pas tellement bien dans ce milieu et qu’on en vit de plus en plus mal. Mais là, des programmes, pilotés par des gens qui savent parfaitement ce qu’ils font, pillent nos œuvres et nos créations artistiques, pour créer sur commande et à partir de quelques mots bien choisis de nouvelles œuvres. Celles-ci sont composés depuis notre travail, sans qu’on nous ai payés, ni demandé la permission, donc, du travail volé.
Ce travail, qui n’a donc d’original que la capacité d’être une recomposition du travail d’autrui par un algorithme, est donc appelé art par des IA artists, qui y voient le moyen de créer des œuvres sans se soucier de comment, ni par quels outils, ni de ses conséquences. C’est vrai, je les comprends, créer une belle image en quelques mots, c’est magique. Créer le personnage de ses rêves, son paysage imaginaire, la vue qu’on cherchait en vain, la couverture de livre ou l’en-tête de site qu’on cherchait désespérément, la carte de vœux super-originale, tout ça, en quelques mots, sans rien payer ? Le bonheur.
Mais il y a bien quelqu’un qui paie. Si c’est gratuit, déjà, c’est que vous êtes le produit. Vous entrainez ces IA et aidez gratuitement les concepteurs d’algorithmes à peaufiner leur machine, mais, en plus, vous leur refilez une source unique et gigantesque de vos données personnelles à récolter, stocker et vendre. Mais si ce n’était que vous...
Parce que faut pas rêver : non seulement on se fait voler notre boulot par ces algorithmes, mais ces derniers peuvent copier nos styles, et permettre à des gens sans scrupules de revendre des illustrations à la manière de tel ou tel artiste. Et, bien sûr, puisqu’un algorithme peut créer en une heure ce qu’un artiste mettrait 20 heures à peindre, notre valeur en tant que créateurs artistique devient complètement nulle. Pourquoi nous payer et attendre, quand vous pouvez avoir la même chose, sans payer et en peu de temps ? Faut pas rêver : que ce ne soit pas très bon, ni original, et basé sur du travail volé, la plupart d’entre vous s’en fout. Seul la satisfaction du résultat compte... et sa gratuité.
On est bel et bien en train de se faire baiser. Alors, ne vous attendez pas à ce qu’on soit contents de ce qui nous arrive...